Accueil du siteRendez-vous à Onex : Où, quand, qui et pourquoi ? Ils l’ont dit...
Trois femmes à la table ovale au Tea-room "Les Fougères"

Entretien fait le 18 novembre 2008 au tea-room, vers 10h30. Elles étaient trois et habitent depuis 43 et 35 ans à Onex. La troisième y a habité pendant 20 ans. Elles ont 65, 68 et 76 ans.

Elle était dans un appartement subventionné, mais comme elle gagnait trop, l’appartement était surtaxé. Du coup, elle n’arrivait plus à l’assumer. Elle a dû déménager en ville, sinon, elle serait restée. Cependant, elle revient une à deux fois par semaine pour boire le café avec ses copines. Il lui arrive de tourner une demi heure avec sa voiture dans le parking pour pouvoir trouver une place, des fois sans succès. Dans ce cas, elle rentre chez elle sans prendre de café !

Elle préférerait rencontrer ses copines à la Coop, mais il faut se servir soi-même. Il leur arrive d’être jusqu’à 10 personnes, donc le temps que tout le monde soit servi, le café est froid.

"Par les temps qui courent, le plus important est d’avoir un toit sur la tête, peu importe où. C’est le plus important. On a plus le luxe de se demander si on aime ou on n’aime pas le lieu dans lequel on habite."

En ce qui concerne les activités, elles sont friandes de tout ce qui est en place pour les aînés : Vélo, marche à pied, promenades, skis, mots-croisés, broderie, "bonne bouffe". L’une d’elle fait même du bénévolat chez les pompiers (son mari est pompier). "C’est très heureux qu’il y aie des tas de trucs".

Elles reviennent sur le thème des logements et sur le fait qu’il y a beaucoup de "cas sociaux" à Onex. Le problème étant dans le fait que ces derniers ne permettent pas d’entrées fiscales, donc coûtent chers à la commune et à leurs impôts.

Leur rendez-vous est plutôt informel. Elles savent qu’elles peuvent passer au tea-room et qu’il y aura quelqu’un. Mais seulement le matin entre 10h et 11h ! Cela fait plus de 20 ans qu’elles viennent entre copines dans ce tea-room. L’une d’elles vient tous les matins en vélo ("ma bicyclette, c’est sacré !"). Elles ne viennent pas pour le café puisqu’il n’est pas bon, c’est juste "ici et pas ailleurs", par habitude ! Elles ont également assisté à plusieurs changements de patrons, mais restent fidèles au poste. D’ailleurs, si le patron n’était pas gentil, elles le lui feraient comprendre et le feraient partir !

Lorsque cet endroit est fermé, c’est toujours un problème. "Par exemple le dimanche, on ne peut pas se rencontrer, nous n’avons nulle part où aller."