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Zoom sur le local

Le local Carqueron : descriptif du lieu

Entrée du local Carqueron
par Marie

Vu de l’extérieur, c’est un bloc de béton : on ne sait pas ce qui se passe dans ce lieu. Les graffitis ainsi que l’air lugubre de ce bâtiment n’encouragent pas les passants à s’y arrêter. Pas de panneau, pas d’horaires…faut-il venir des Avanchets pour connaître cet endroit ? Ou faire partie d’un groupe d’initiés ?

De plus, ce bloc de béton, caché entre deux escaliers ne paie pas de mine. Par son insalubrité, il n’invite pas à s’y rendre. Qui pourrait alors imaginer les trésors qui s’y cachent ! Lorsque l’on s’approche de la porte d’entrée, on remarque que pour accéder au local, il faut un code. Celui-ci n’est connu que des trois personnes se partageant le local, les deux travailleurs sociaux hors-murs (TSHM) et Pierre, le responsable du studio d’enregistrement.

Nous tenons à dire qu’ils nous ont généreusement accordés leur confiance et que l’ensemble de la classe a pu bénéficier du code pour pouvoir y accéder à tout moment. Cela nous a beaucoup facilité les choses et nous avons pu constater que l’entraide leur paraissait toute naturelle.

Vu de l’intérieur, c’est une grande pièce éclairée par des néons et quatre petites fenêtres à chaque extrémité. Sur la droite, une porte donne accès aux toilettes. Sur la gauche, une paroi percée d’une petite fenêtre et agrémentée d’une porte, semble avoir été posée là après coup. Cette paroi abrite le bureau des TSHM, Djamel et Isabelle. Cette partie du local qui contient tous leurs dossiers et un ordinateur, est fermée à clé lorsqu’ils ne sont pas là.

Dans la pièce principale, il y a un petit canapé en cuir avec une table basse, ainsi que de grandes tables et des bancs pliables appuyés dans un coin. Contre la paroi qui fait suite au bureau, une longue planche de bois fait office de table haute, un peu comme un bar. Dessus, y sont disposés deux ordinateurs permettant aux jeunes qui le désirent d’aller sur internet, ou encore d’écrire des lettres ou des CV. Deux tabourets hauts sont installés devant.

De l’autre côté de la pièce, on trouve la raison principale d’être de ce lieu : un studio d’enregistrement. Tout le matériel se trouve dans la pièce principale et face à celui-ci, une grande vitre permet de voir la personne se trouvant dans le studio en lui-même. Celui-ci est en fait une petite salle insonorisée comportant un micro et des écouteurs qui permettent de communiquer avec les personnes se trouvant de l’autre côté de la vitre. On y entre par une porte sur le côté et dans le fond de la pièce, on trouve également une batterie ainsi que des petites fenêtres laissant entrer un peu de lumière.

Le matériel dont dispose Pierre est assez impressionnant : tout ce qu’il faut pour faire quelque chose de bien (une table de mixage, un sampleur, un multi-pistes, un micro de qualité, un clavier midi, un ordinateur et un programme musical).

Au niveau des horaires, chacun est libre de venir dans ce local, c’est un lieu ouvert à tous. La seule condition est de respecter les règles de base affichées contre la paroi du bureau des travailleurs sociaux et que Pierre est chargé de faire respecter.

En définitive, ce lieu au premier abord semble assez froid : murs blancs et parois en bois sans aucune affiche, décoration ou tableau avec une pièce principale, plutôt vide, excepté le matériel d’enregistrement. Lorsque ce lieu se remplit de jeunes animés par une même passion pour la musique et qu’ils se mettent à chanter leurs textes au micro, on oublie tout ce qu’il y a autour et on admire juste ce qu’ils sont capables de faire. L’endroit devient vite chaleureux et on peut voir à quel point ce sont les gens qui font ce qu’est un lieu.

Trois moments de vie au local Carqueron

Pour investir ce lieu, nous avons séparé le groupe en deux : Nicolas, Bada et Sarah devaient s’occuper du Carqueron alors que l’autre partie du groupe allait passer du temps à Brico-Jeunes.

Nous allons évoquer ici trois des nombreux moments passées dans ce local. En effet, étant donné qu’au départ, nous ne pensions pas faire un article ethnographique, nous ne nous étions pas tellement concentrés sur l’observation. Raison pour laquelle nous décrivons ci-après uniquement les événements observés les plus récents.

DécOuvErte Du Rap AlbAnaiS

Au micro

Accompagnés de Bada, nous décidons, mardi 25 novembre d’aller passer la soirée au local. Il est 17h15 lorsque nous arrivons, mais il n’y a personne ! Nous sommes un peu inquiets car nous ne sommes pas certains qu’il y ait du monde tous les soirs. Nous nous installons tout de même sur le canapé et décidons d’attendre un peu…

Après environ 20 minutes, quelqu’un frappe à la porte. Nous allons ouvrir et un jeune homme nous dit qu’il cherche à voir Pierre. Nous lui répondons que nous ne savons pas où il est et que nous ne sommes pas même sûr qu’il ne vienne. Ce visiteur nous demande alors le numéro de téléphone de Pierre, mais nous lui répondons que nous ne l’avons pas. Il nous demande alors de dire qu’il est passé et qu’il reviendra un peu plus tard. Pierre arrive juste après et nous dit qu’il a croisé le jeune en question mais n’ajoute rien d’autre…Il paraît content de nous voir, nous met tout de suite à l’aise puis nous apprend que des jeunes doivent venir enregistrer un morceau. Ce sont eux qui le lui ont demandé et cela lui fait plaisir qu’on puisse voir ce qu’ils font.

Les jeunes arrivent un peu plus tard. Ils sont trois et doivent avoir entre 18 et 22 ans. Pierre les engueule un peu car, apparemment, ils sont arrivés plus tard que prévu. Il leur dit que ce n’est pas sérieux. Les jeunes après avoir essayé un peu de se justifier finissent par s’excuser. Ils nous saluent de loin. Pierre ne leur explique pas qui nous sommes afin que notre présence ne les mette pas mal à l’aise. Dès lors, ces jeunes prennent les choses en main sans que Pierre ne doive trop s’en occuper. L’un des trois a l’air particulièrement à l’aise avec le matériel et s’installe directement devant la table de mixage sous le regard de Pierre. L’autre interprète son texte et le troisième écoute attentivement son camarade. Nous restons un peu dans notre coin, le temps des premières prises de voix puis nous nous approchons, pour les voir faire.

Le jeune qui se trouve dans le studio d’enregistrement rappe en albanais. Il a l’air plutôt à l’aise et fait ça avec beaucoup d’assurance.

A ce stade de la rencontre, Sarah, notre référente photo, doit prendre des clichés pour avancer son travail, mais n’ose pas trop le leur demander. D’une part parce que ces jeunes paraissent extrêmement pris par ce qu’ils font et d’autre part car ils ne savent pas ce que nous faisons là. Finalement, après environ 45 minutes, alors qu’ils sont en attente, Sarah s’approche et leur demande si elle peut les prendre en photo. Elle leur explique que nous faisons un travail sur les Avanchets et que notre groupe aurait besoin de ces images pour la création de son site internet. Elle leur dit qu’elle trouve intéressant de les prendre en train de faire de la musique. Les trois jeunes sont de suite d’accord, ce qui permet d’entamer la discussion.

Entre temps, deux autres garçons sont arrivés et se sont installés à l’ordinateur. Ils paraissent un peu plus jeunes. Après le leur avoir demandé, Sarah les prend également en photo. Puis, ils nous montrent sur internet un clip de rap réalisé aux Avanchets. Ils y figurent et paraissent très fiers de ce qu’ont fait leurs potes. Nous sommes assez étonnés de ce qu’ils ont réussi à réaliser par leurs propres moyens. En effet, Pierre nous apprend qu’ils ne l’ont fait qu’avec le matériel qu’ils avaient à disposition et avec la mobilisation de plein de jeunes.

Pierre nous dit :

ALORS IMAGINE SI ON AVAIT DES MOYENS !

Le jeune qui chantait, Boris, sort de la salle insonorisée à plusieurs reprises pour écouter ce que ça donne. Insatisfait du résultat, il recommence encore et encore. A un moment donné, il corrige ou ajoute quelque chose sur la feuille de papier où il a lui-même écrit les paroles qu’il scande avec énergie au micro. Il laisse ensuite sa place à son camarade, arrivé en même temps que lui. Les paroles du texte de Jean sont aussi en albanais. Il les a enregistrées sur son téléphone portable et les lit au fur et à mesure.

Puis, de manière très informelle, nous entamons une discussion avec Boris :

Il nous dit ne pas bien parler français, raison pour laquelle il chante en albanais. Nous lui répondons que s’il n’avait rien dit nous ne l’aurions même pas remarqué. En effet, nous trouvons qu’il maîtrise parfaitement la langue française. Il fait partie d’un groupe de rap composé de 4 jeunes, dont Jean fait également partie. Les jeunes de ce groupe sont tous d’origine albanaise. Il nous explique qu’au départ, ils étaient 8 mais que ce n’était pas facile.

Boris nous raconte qu’il est en Suisse depuis trois ans et demi mais que sa famille est au Kosovo. Il leur a déjà fait écouter un peu ses textes et nous explique que sa mère préfère la musique traditionnelle, que le rap est un truc de jeunes. Il n’a pas de papiers et ne peut donc pas faire d’apprentissage. En attendant, il travaille chez un Albanais de sa connaissance. Il pose des faux plafonds. Il reconnaît que c’est difficile. Cependant, il est content d’avoir un job car il a un ami qui n’en a pas et qui galère.

Il ajoute :

HEUREUSEMENT QU’IL Y A CE LOCAL !

Cela lui permet de se changer les idées et de passer du bon temps en faisant quelque chose qu’il aime.

Une fois la discussion avec Boris terminée, nous discutons encore un peu avec Pierre. Il nous explique qu’il veut monter une association avec des jeunes qui sont motivés. L’un de ceux-là, Marc, qu’il considère un peu comme son bras droit, se charge de l’enregistrement ce soir. A travers cette association, ils pourront peut-être obtenir de petites subventions qui leur permettront de monter des projets qui leur tiennent à cœur.

Avant que nous partions, Pierre nous dit qu’il va organiser une soirée fondue et que cela lui ferait plaisir qu’on vienne. Nous sommes très touchés par cette invitation et acceptons volontiers. Il doit nous confirmer la date et les choses à apporter. Vers 19h15, nous prenons congé de tout ce petit monde en les remerciant beaucoup. Et en leur serrant la main cette fois-ci !

ProDucTion d’Un FuTur TubE R’n’B

A 13h15, Nicolas et Sarah se rendent au local pour voir s’il est possible d’y faire l’entretien prévu à 14h00 avec M. Jacques de la fondation au logement. Lorsqu’ils arrivent, le local est occupé par Pierre et un jeune homme. Ils sont en train d’enregistrer un morceau de r’n’b écrit par ce dernier. Pierre nous le présente comme étant le DJ d’une boîte connue à Genève. Il les salue d’une poignée de main et d’une bise. Il a l’air très sûr de lui et assez extraverti. Etant donné qu’il y a beaucoup de bruit, ils décident d’aller faire cet entretien à la bibliothèque. Avant de partir, Pierre leur propose de repasser quand ils auront fini. Ils lui répondent que s’ils ont le temps, ce sera avec plaisir.

A 15h00, une fois l’entretien terminé, ils décident de passer un petit moment au local. Pierre et Nicolas parlent de musique pendant que le même jeune chante sur le morceau qu’il a écrit. Il recommence plusieurs fois et paraît très satisfait de ce qu’il fait. Il nous dit que bientôt on entendra ça un peu partout. Pierre nous confirme qu’ils vont distribuer le morceau là où ils peuvent.

Un peu plus tard, un groupe de quatre filles arrivent. Apparemment, ce sont des amies du jeune chanteur et l’une d’entre elles vient chanter sur le morceau qu’il a écrit et enregistré. Elles s’asseyent dans leur coin et ne nous saluent pas. Elles paraissent assez jeunes, dans les 17-19 ans. Alors, on se demande si c’est de la timidité ou de l’arrogance…En tous les cas, Sarah et Nicolas ne se sentent pas très à l’aise, d’autant plus que dès ce moment le jeune homme qui se prénomme Paul, les ignorent.

Alors que celui-ci discute avec les filles de ce qu’il a fait et qu’il s’octroie une pause cigarette, Nicolas fait écouter à Pierre un son qu’il a produit avec Bada. Lorsque le jeune revient, il n’arrête pas de demander à Pierre de faire écouter sa chanson. Pierre lui dit alors d’attendre un peu, mais il insiste. Alors le manager des lieux lui dit de patienter. Peu après, vers 16h00, Sarah et Nicolas décident d’y aller car leur train les attend. Ils saluent tout le monde d’un geste de la main et quittent le local pour les laisser continuer à travailler.

SoiRée FoNdue !!!

Mmh cette fondue !

Nous voilà enfin arrivés à la soirée fondue que nous attendions avec impatience ! Tout d’abord, elle devait avoir lieu le jeudi précédent mais a été repoussée au dernier moment. Nous avons eu un peu peur qu’elle ne se fasse pas mais finalement nous y sommes. Malheureusement bien que tout le groupe ait été invité, tout le monde n’a pas pu être là. Sont donc présents : Laetitia, Bada, Sarah et Nicolas.

Pour illustrer ce troisième moment de vie, nous décidons de développer les observations de Nicolas, Sarah et Laetitia, car cette soirée a été un peu spéciale à nos yeux. (L’une de ces observations sera un plus courte que les autres du fait que Laetitia ne faisait pas vraiment partie du groupe d’observation).

Observation de Nicolas :

J’arrive avec Bada et Laetitia au local Carqueron vers 19h20. Tout de suite, Pierre nous souhaite la bienvenue. Il semble content de nous voir. Deux garçons sont sur le canapé et nous observent. De façon spontanée, nous entamons une conversation avec eux. L’un lit attentivement son manga -timidité ?- tout en écoutant notre discussion avec son camarade. Ces deux jeunes sont en apprentissage et ont l’air d’être bien insérés dans la vie active genevoise. Vers 19h35, Sarah arrive au local. Alors que certains jeunes arrivent, d’autres sont allés chercher la fondue en sachet. Pendant ce temps, Bada profite de faire un petit peu de batterie dans la salle insonorisée. L’ambiance est chaleureuse et Pierre fait tout pour nous mettre à l’aise. Personnellement, je suis étonné en bien par l’accueil des jeunes et le déroulement de la soirée. Laetitia demande, lors du repas, si elle peut enregistrer les jeunes et ils acceptent volontiers.

Pendant que l’on mange, l’ambiance est agréable. Nous parlons de tout et de rien : apprentissage des jeunes, carrière de Pierre, future formation, mise en place de l’association. Afin de satisfaire chacun, Pierre met différents styles de musique (rap, rock, soul). Après avoir terminé notre fondue, deux autres jeunes arrivent au local. Le premier me semble assez timide et plutôt charmeur avec mes camarades étudiantes alors que l’autre est plus expansif. Laetitia demande à ce dernier de lui faire un petit "freestyle" pour qu’elle l’enregistre : il s’exécute avec fierté. Puis, Pierre nous fait écouter une partie de son nouvel album qui devrait sortir prochainement. Nous écoutons attentivement ses sons. Laetitia lui demande s’il arriverait à faire un instrumental plus rock. Il prend la demande de notre camarade comme un challenge et se met au travail. Nous partons vers 22h15 car certains d’entre nous doivent prendre le train pour rentrer sur Lausanne ou sur le Valais. Nous saluons tous les jeunes et les remercions pour l’excellente soirée que nous avons passée en leur compagnie.

Le lendemain de la soirée fondue, ayant oublié mon enregistreur au local le soir précédent, j’appelle Pierre pour lui demander si je peux passer. Il me répond de venir vers 17h30. J’arrive à 18h. Pierre est en compagnie de sa copine. Nous parlons un peu de la soirée d’hier et il me dit que les jeunes ont beaucoup apprécié notre venue. Comme j’ai un peu de temps, je lui parle de mon désir de montrer dans mon article une vision positive des jeunes. Il semble être en accord avec ma volonté. Avant de partir, il propose par mon intermédiaire que nous repassions prochainement au local.

Observation de Sarah :

A mon arrivée, vers 19h30, il y a deux jeunes, le reste du groupe (Laetitia. Bada, Nicolas) et Pierre. Ce dernier est installé devant l’ordinateur. Les jeunes, Serge et Luc, sont posés sur le canapé. Luc se lève et me fait la bise alors que l’autre reste assis et me serre juste la main. Il a l’air plus jeune et aussi plus timide. On discute un peu avec eux et on apprend qu’ils sont tous deux en apprentissage : Luc comme électricien et Serge comme automaticien.

Pour ce qui est du repas, il y a déjà plein de choses sur la table. Quelqu’un frappe à la porte. J’ouvre à un mec, l’air plus âgé. Je le salue juste comme ça. Il a amené un autre caquelon. Trois autres jeunes arrivent peu après. A la demande de Pierre, ils vont faire des allers-retours pour chercher ce qu’il manque. Bada part racheter du fromage et Pierre commence à faire une fondue. Tout le monde aide. A la bonne franquette. Nous ne sommes pas dans notre coin et eux dans le leur. Nous nous sentons bien accueilli.

Pierre met de la musique pour l’ambiance : un peu tous les styles pour faire plaisir à tout le monde. En mangeant, ils nous demandent d’où on vient, si on fait tous la même école, etc. L’un d’eux, Marc, que nous avions déjà rencontré-le bras droit de Pierre- a été engagé à l’Eclipse pour les soirées, dès 16h. Il paraît très heureux d’avoir décroché ce job. Pierre lui recommande de ne pas oublier pour autant le projet qu’ils ont ensemble, c’est-à-dire l’association qu’ils veulent monter. D’autre part, ce jeune va commencer une école sur Lausanne comme ingénieur du son en janvier. Il nous dit qu’il fera les trajets à cause de son nouveau job. Il nous explique que les cours n’ont lieu que le matin et que cela dure deux ans. Tout au long du repas, beaucoup de plaisanteries, l’atmosphère est très détendue. Après le repas un jeune demande pour fumer dedans, mais Pierre refuse. Plusieurs personnes sortent alors fumer.

Il y a beaucoup de va et vient. Juste après que nous avons fini, un autre jeune arrive. Il reste encore de la fondue alors il se sert. Pierre lui dit : « Ca va pas, tu te crois où ?! ». Le jeune a l’air de se demander s’il plaisante. Il me semble que Pierre les impressionne assez fortement. Puis, deux autres jeunes arrivent. Ils sont black et ont l’air plus âgé. Il me semble que ce sont plutôt des potes à Pierre. Ils ne font pas très long…Laetitia demande à écouter un son produit par Pierre et les jeunes. Alors, Pierre nous fait écouter 2-3 trucs. Puis, il nous fait une petite production "en live". D’abord il se lance dans son style de musique. Ensuite, à la demande de Laetitia, il essaie de faire un son plus rock. Il a besoin d’inspiration alors elle lui fait écouter un instrumental sur son téléphone portable. Deux jeunes veulent absolument qu’il nous fasse écouter un son. Ils insistent beaucoup. Pierre leur dit que c’est bon, qu’il est occupé là !

22h00 : il est l’heure pour nous de partir. Nous faisons la bise à tous les jeunes qui restent et les remercions beaucoup. Pierre nous demande si nous serons encore par là…On lui dit qu’on passera de toute façon dire au revoir. Il nous dit que nous sommes toujours les bienvenus, même après et que si jamais on a son numéro.

Observation de Laetitia :

L’organisation s’est faite à la bonne franquette et l’ambiance était bonne. Nous avons bien pu nous mêler aux jeunes qui nous ont accueillis avec beaucoup de sympathie. Au travers des discussions que j’ai eues avec eux, j’ai pu constater que la majorité travaillent ou sont en formation. Ils ont des projets et ont l’air de se sentir plutôt bien ici. Ils ont été respectueux envers nous et se sont interrogés sur la raison de notre présence. Nous avons pu écouter quelques compositions de Pierre. Sinon, le fait de me balader avec un enregistreur a ouvert les portes de la communication et les jeunes se sont amusés en enregistrant quelques séquences.

Extraits souvenir de la soirée fondue
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