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Stanislas, Genevois d’adoption mais Bordelais avant tout !

Suivre les enseignements de ce module fut une expérience enrichissante. J’ai apprécié le contenu des cours et la manière dont les sujets ont été abordés lors des conférences et des ateliers.

Concernant l’organisation du module, j’ai trouvé intéressant l’articulation entre les apports théoriques et l’enquête que nous devions mener sur le terrain. Les conférences, films, participations d’intervenants m’ont semblé pertinents et m’ont permis de développer ma réflexion quant à la problématique de mon groupe. J’ai particulièrement apprécié les présentations des intervenants, car au travers de leurs démarches, ils ont su tout au long du module nous présenter leurs réflexions, travaux, et su nous faire découvrir des modèles d’analyse, d’investigation. La présentation d’extrait de films m’a également permis de percevoir la manière dont le thème de la jeunesse était abordé par le cinéma à travers les époques.

A propos des ateliers, je trouve pertinent le choix d’un atelier qui apporte un aspect créatif au module. La liberté donnée dans le cadre de « l’atelier son » m’a permis de travailler les données recueillies et de les présenter par la suite selon mon interprétation de la problématique de mon groupe de travail.

Au sujet de l’immersion au sein de la commune d’Onex : celle-ci s’est faite de manière progressive avec l’aide des professeurs et des principaux acteurs présents dans la commune. Procéder ainsi nous a permis de faire un premier état des lieux et de découvrir la commune d’Onex lieu de notre investigation. En ce qui me concerne, la phase d’immersion s’est déroulée en deux phases :

  • Durant la première phase de notre immersion : j’ai trouvé intéressant la découverte d’Onex par un des principaux acteurs de la commune (ASM , club des aînés). En ce qui me concerne la première prise de contact avec Onex s’est faite en compagnie d’un Agent de la sécurité municipale. Cette démarche ma semblée appropriée et m’a permis d’avoir un premier contact avec un relais privilégié.
  • Lors de la deuxième phase d’immersion : les groupes se sont formés et progressivement les problématiques ont émergé. Durant ce processus réflexif de travail en groupe, j’ai apprécié l’enquête de terrain qui consiste en une approche orientée vers une population dont on prend en considération le contexte d’existence. Durant notre investigation, nous avons tenté de rendre compte de faits observables, de représentations mais également de pratiques Pour cela, nous avons mené une enquête qualitative (entretiens) en ciblant des personnes ainsi que des acteurs dans leurs milieux (structures sociales, espaces publics, commerces). Progressivement nous avons dégagé des thèmes en lien avec notre problématique, ce qui nous a permis de développer certains aspects de notre sujet de départ. Lors de notre enquête, nous avons tenté de positionner les usagers au centre de notre démarche afin de mieux saisir leur environnement.

A propos de la problématique de mon groupe, j’ai trouvé intéressant de cibler notre réflexion autour de la présence des jeunes adultes dans les espaces publics et de leurs investissements dans les structures dont ceux-ci peuvent bénéficient. Au travers de notre étude, nous avons pu observer la place des jeunes adultes au sein d’une commune et la manière dont ceux-ci sont perçus et se représentent leur commune. En ce qui me concerne, se module constitue une expérience intéressante car il m’a permis d’aborder le thème de la jeunesse qui bien souvent est représenté de manière négative mais également d’entrevoir une partie du travail social où se mêle travailleurs sociaux hors murs et éducateurs exerçant dans des lieux d’accueil. Aborder les questions liées à la jeunesse m’a captivé et m’a permis de développer mes connaissances quant à ce sujet. Egalement dans ce processus d’apprentissage, les échanges durant les conférences ou au sein de mon groupe de travail, m’ont permis de constater l’importance de l’intelligence collective d’un groupe de travail.

Au travers de l’enquête ethnographique et du travail réalisé durant le module, j’ai également appris à développer des compétences liées aux techniques d’entretien qui me seront profitables ultérieurement. Mener un entretien n’est pas chose aisée. Lors de notre enquête nous avions préalablement élaboré une grille d’entretien et tentions de nous conformer à celle-ci. Cependant, cela s’est avéré succinct. Au travers du module, j’ai compris que pour mener un entretien intéressant, il convenait de rentrer dans l’univers des interlocuteurs et d’aborder les relations que ceux-ci entretiennent avec leur environnement, comprendre, observer, précisément la nature des interactions entre les différents acteurs. Prêter attention à ceci est primordial car cela nous informe sur l’environnement de notre étude mais également nous permet de cibler les sujets pertinents.

Tout au long du module, et du développement de ma problématique, l’enquête ethnographique qui porte sur des univers de relations m’a permis d’observer la diversité du réseau mais également la manière dont les différents acteurs interagissaient entre eux. Ceux-ci se situent dans le pôle des transactions et légitiment les projets des citoyens et renforcent l’agir collectif qui tend à favoriser l’émancipation des individus. Proposer une action collective nécessite de renforcer les moyens de communication entre les partenaires mais également auprès des populations qui souvent ne se connaissent pas. Cela afin de laisser place aux innovations, perspectives de changement pouvant diversifier l’offre. Cependant si le réseau devrait idéalement s’articuler ainsi, durant notre enquête, j’ai pu apercevoir un déficit de communication entre les partenaires. Ceci est dommageable, car non seulement cela restreint la diversité de l’offre mais surtout pénalise les usagers qui parfois ne sont pas suffisamment informés des possibilités qui leurs sont offertes.

Au restaurant de la Coop

En lien avec ma formation à l’institut d’études sociales , je pense que la connaissance de l’enquête ethnographique semble adéquate dans le domaine du travail social et représente un outil précieux pour les travailleurs sociaux. Par le biais de l’enquête ethnographique, le travailleur social qui est en relation direct avec les populations peut se positionner en tant qu’observateur et transmetteur de faits, d’opinions. Ce rôle me semble primordial car celui-ci, se situe à l’intersection des transactions entre les citoyens et les élus locaux. Le travailleur social qui non seulement est le « passeur » de projet, d’opinion, doit néanmoins rendre visible son action auprès des élus locaux mais également entretenir des instances de consultations afin de renforcer la visibilité de son action. Cependant, actuellement, nous pouvons constater qu’il n’est pas toujours aisé, d’occuper ce rôle de « passeur ». Les décisions quant aux politiques publiques se prenant de manière unilatérale par les sphères politiques, qui parfois ne sont pas suffisamment renseigné sur les réalités du terrain.

Le thème du module m’a semblé attrayant, mais le volume du travail demandé est peut être trop « ambitieux ». Je trouve enthousiasmant de se lancer dans une démarche d’enquête, d’entretiens, d’observations et d’analyse. Mais, j’estime la durée du module trop courte pour réellement produire un travail de qualité.

Stanislas
 
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