Accueil du siteOnex : Structures existantes pour les 18-25 ansNom de code : Module Oasis
Laure, l’Ajoulotte

Choix du module

Au moment de l’inscription pour le module OASIS, j’ai tout de suite été intéressée par ce module « Citoyenneté agressée ». De plus, l’école de Fribourg nous a clairement recommandé de faire preuve de mobilité, ce qui n’a posé aucun problème dans mon choix. Lorsque j’ai reçu la confirmation d’inscription, et c’était mon premier choix, j’étais satisfaite et très motivée.

Mes débuts

Le 22 septembre 2008, lors de la première journée, j’ai découvert comment ce module allait se dérouler. A ce moment-là, j’ai réalisé que le travail que nous devions fournir serait très conséquent. Nous avons tout de suite été sur le terrain, débuté nos ateliers et suivi les conférences des lundis matins. Tout est allé très vite.

Pour ma part, le fait de très peu connaître le canton de Genève, n’ayant jamais vécu ni travaillé dans la région, a été parfois compliqué au niveau de la compréhension. Il m’a fallu un moment d’adaptation et par la suite, je me suis sentie plus à l’aise.

Prise de température à Onex

Lorsque je me suis rendue à Onex pour la première fois, j’ai eu une vision très calme et verdoyante de cette cité. Par rapport aux petits films (sur Onex et les Avanchets) qui nous avaient été présentés le premier jour, et à ce que j’imaginais des banlieues d’une ville comme Genève, mes représentations ont été chamboulées. Tout de suite, je me suis dit « que vais-je pouvoir découvrir dans une ville qui me semble si paisible ? ».

Un jeune au parc de la Mairie 1

Les entretiens

Rapidement, nous avons choisi notre thème et avons débuté les entretiens avec différents acteurs de la ville d’Onex. Au fil de ces rencontres, des échanges d’informations, des partages de vécu avec ces personnes, j’ai commencé à comprendre quelques problématiques et à saisir certains enjeux. Les différents entretiens auxquels j’ai participé ont été très riches. J’ai été étonnée de l’accueil et de la convivialité que nous avons reçus à chaque fois.

Les entretiens avec les jeunes

Avec les jeunes, j’ai eu de bons contacts parce que je me réjouissais de les rencontrer. Ils étaient en effet au centre de notre recherche. Toutefois, je préférais les rencontrer en présence d’un membre de notre groupe. J’étais moins motivée d’aller les aborder seule, d’une part parce qu’au début, j’ai eu quelques craintes puis parce que je trouvais que la dynamique de l’échange était meilleure lorsque nous étions deux à poser des questions et à discuter avec eux. J’ai rencontré des jeunes ouverts, d’autres moins, ce qui m’a poussée à passer du temps avec eux, à créer un lien de confiance et un certain respect entre eux et moi.

Le soutien des professeurs

Les permanence des mardis matins ont été bénéfiques ainsi que la grande disponibilité des professeurs. Durant cette étude de terrain, nous nous sommes posés de nombreuses questions au sein du notre groupe. Je me décourageais quelques fois, mais le soutien que nous avons reçu nous a été une excellente ressource. Merci à Alain Simonin et Sophie Blum pour nous avoir guidés et rassurés tout au long de notre travail.

Les lundis matins

J’avouerai que ces conférences des lundis matins ne m’ont pas toujours apporté de clés que j’ai pu utiliser dans le cadre de notre recherche. C’était intéressant et enrichissant, mais j’ai eu quelques difficultés à sortir des éléments pour notre analyse, ou alors je l’ai fait inconsciemment ! De plus, comme je l’ai déjà dit, tout était référencé à Genève, et ce n’était pas possible pour moi de tout comprendre du premier coup.

L’atelier photos

Cet atelier m’a plu, même si j’espérais apprendre plus de techniques photographiques. J’ai apprécié me balader à Onex avec mon appareil. Les jeunes rigolaient de moi en voyant que j’avais un jetable, ce qui permettait une certaine décontraction et de nombreux rires entre nous. Au niveau des délais, c’était la course. Il fallait rendre le premier appareil rapidement pour le faire développer, et le deuxième pour la semaine suivante. Pour ma part, ce n’était pas facile car je prenais des photos selon les rencontres que j’avais avec des jeunes, et n’étant pas sur place, il y avait beaucoup de stress. Mais tout s’est bien passé. C’était agréable d’être avec un professeur aussi passionné que Serge Boulaz. Je tiens à relever qu’il y avait une complexité dans ce travail avec des appareils jetables, dans le cadre d’une telle démarche sur un terrain de recherche.

Des immeubles, mais aussi du vert...

Le fonctionnement du groupe

Je me trouvais dans un groupe composé de cinq personnes, dont trois que je connaissais du site de Fribourg, et une personne de Genève. Ce qui n’a pas été facile pour moi, c’est de travailler à cinq, et surtout par rapport au fait de se rassembler les cinq au même moment. Notre collaboration s’est bien passée. Nous avons tous des caractères et des manières de travailler très différentes, mais personnellement, j’estime avoir fait de mon mieux pour m’adapter à la situation et j’ai apprécié travailler avec ce groupe.

Conclusion

Réaliser une étude de terrain est une expérience extrêmement enrichissante. Il y a des doutes, du ras-le-bol, de la fatigue, un terrain inconnu, de l’incompréhension, mais aussi des satisfactions, des rires, de belles rencontres, des échanges, des découvertes. Pour ma première véritable expérience sur un terrain de recherche, j’en garde un souvenir positif. La seule frustration est que la période est extrêmement courte pour une recherche de ce type. Au fur et à mesure que notre enquête prenait de l’ampleur, j’avais envie de continuer, d’aller plus loin et de travailler sur nos premiers résultats, mais malheureusement, ce n’est pas possible. Malgré cela, c’est un module que je conseille aux prochains étudiants.

Laure
 
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