Accueil du siteOnex : Structures existantes pour les 18-25 ansNom de code : Module Oasis
Flore, la Taignonne

J’avais choisi ce module Oasis « la citoyenneté agressée, la place des jeunes dans la ville » principalement par son titre accrocheur. En lisant ce titre, plusieurs questions venaient à moi : Une citoyenneté agressée, en Suisse ? Nos cités suisses sont-elles comparables à certaines banlieues françaises ? De quel type d’agression parle ce module ?

En lisant le descriptif du module, j’avais observé que le lieu du module était Genève. Je m’étais dit que le canton de Genève vivait, peut-être, une réalité que je ne connaissais pas. C’était l’occasion de découvrir, d’une part, cette problématique et, d’autre part, d’aller à la rencontre de la ville de Genève et de sa population.

Les présentations faites les premiers jours à l’IES de Genève, sur le déroulement du module, sur la démarche et sur les objectifs à atteindre m’ont tout de suite motivée à m’investir dans ce travail. Je trouvais très intéressant de pouvoir effectuer une recherche sur le terrain. Nous avons formé des groupes de travail, et nous nous sommes inscrits dans les divers ateliers. J’étais contente de pouvoir participer à l’atelier croquis.

Une allée verdoyante

Lors de notre premier jour sur le terrain, j’ai particulièrement apprécié la visite d’Onex accompagnée d’un citoyen. J’y ai découvert le regard positif d’un habitant envers sa cité. Toutefois, après cette visite, quelques incertitudes m’ont envahie. Qu’allions nous faire à Onex étant donné que tout va bien dans cette cité ? Tout paraissait tellement paisible… Il m’a fallut entendre des discours opposés d’autres intervenants pour me dire qu’Onex n’était peut-être pas aussi calme que ce qu’avait bien voulu nous faire croire cet habitant.

Dès les premiers jours d’immersion à Onex, mon groupe et moi-même sommes tout de suite rendu compte que nous devions travailler à un rythme soutenu pour pouvoir fournir tout le travail demandé et pour arriver aux résultats que nous souhaitions. Nous avons ainsi contacté des personnes pour effectuer des entretiens lors de notre premier jour sur le terrain. Ainsi, tout au long de notre enquête, nous avions des rendez-vous programmés. Pour rencontrer les jeunes, nous avions décidé de nous rendre sur leurs lieux de rencontre. J’ai eu la chance d’être plusieurs fois présente lorsque nous rencontrions ces jeunes. Je me suis sentie à l’aise, lorsque les rencontres étaient spontanées. J’ai trouvé que les jeunes étaient ouverts à la discussion et leurs propos étaient très intéressants. Le contact s’est facilement établi et certains ont pu nous confier quelques préoccupations par rapport aux infrastructures. Cependant la rencontre avec les jeunes s’est passée différemment lorsque nous avions planifié de les rencontrer, en accompagnant le BUPP (Bus Prévention Parc) en soirée. Pour ma part, j’ai mal vécu cette rencontre. Je me suis sentie prise à parti en accompagnant un travailleur social. De plus, nous étions les 5 étudiants présents, et cela avait plutôt tendance à avoir un effet oppressant auprès de nos interlocuteurs. Cette erreur, m’a permise de me rendre compte de l’importance de la manière d’aborder des personnes dans le cadre d’une recherche, mais également dans le cadre d’un travail professionnel.

Durant ce module, j’ai vécu des moments agréables, où je sentais que notre travail avançait bien. En effet, certains entretiens nous ont permis d’avancer dans notre recherche en ayant un regard objectif. Cependant, j’ai également vécu des moments difficiles et décourageants. Par exemple, un soir nous avions décidé de rester à Onex pour rencontrer des jeunes. Nous sommes restés pendant plusieurs heures dehors, en nous rendant sur leurs divers lieux de rencontre. Malheureusement, ce soir là, je n’ai rencontré aucun jeune. Cette expérience m’a un peu découragée.

Dans l’ensemble, je trouve que nous nous sommes bien entendus dans mon groupe pour réaliser ce travail, malgré les différences de personnalité de chacun. Nous avons su enrichir nos réflexions personnelles en échangeant entre nous et en écoutant l’avis de chacun.

Personnage au restaurant

Pour conclure, je dirais que ce module a été une expérience riche en découvertes. Je trouve que le travail final est très intéressant et bien fourni, malgré le peu de temps à disposition pour le réaliser. Je regrette un peu ce manque de temps, car, selon moi, il aurait été possible de pousser encore plus loin nos réflexions et d’interroger un plus grand nombre de personnes. Dans ce travail, j’ai particulièrement apprécié la technique de l’immersion dans un lieu. Je n’avais pas eu l’occasion d’appliquer cette méthode de type ethnographique et je la trouve très riche. Elle permet au chercheur d’observer les habitudes de vie des personnes et de vivre au rythme d’une cité.

Je garderai un bon souvenir de ce module OASIS à Genève.

Flore
 
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