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Synthèse personelle de Laetitia

L’enquête de terrain…

Ce qui m’attirait principalement dans ce module était le fait d’aller sur le terrain et de rencontrer des personnes, enfin surtout des adolescents. Issue d’un petit village en Valais, j’avais une certaine image, ou préjugés des cités. Je m’imaginais un endroit où l’on n’ose pas trop se promener le soir seule, de la délinquance, des graffitis, des jeunes errants et j’en passe… Mais toutes ces idées sont retombées lorsque je suis arrivée aux Avanchets. J’ai découvert un quartier tranquille, presque trop tranquille d’ailleurs ! Mes premières impressions étaient assez positives, ce n’était pas trop vilain, il y avait beaucoup d’espaces verts et tout était bien entretenu. Lors de notre première visite dans le quartier, nous avons été accueillis par des habitants, des jeunes, des concierges, TSHM, moniteur… Nous avons eu le droit à une visite guidée et avons pu poser nos premières questions.

Il a fallu par la suite créer des groupes et dégager un thème à développer. Mes collègues et moi sommes partis sur le sujet des jeunes adultes en rupture sociale. Cela touchait plusieurs sous-thème, comme par exemple le chômage, le logement, la marginalisation, la formation, la précarité. Nous voulions connaître leur débrouille au quotidien, comment font-ils pour s’en sortir, les petits boulots etc. Mais il s’est avéré que le travail d’immersion était beaucoup plus compliqué que ce que nous pensions, notre temps étant passablement limité. Nous n’avons rencontré aucun souci à interviewer des professionnels, mais du côté des jeunes cela a été quelque peu plus difficile. En fait, nous avons rapidement constaté qu’il est difficile de demander à un jeune que nous avons vu une ou deux fois, de se livrer à nous comme ça. Il est évident que ce n’est pas parce que nous sommes travailleurs social que le jeune va sans retenue tout nous raconter. En parlant de « rupture » lors de nos premiers entretiens, cela a créé une barrière, bloquait le jeune. Cette erreur nous a fait perdre beaucoup de temps dans la récolte d’information. Nous avons donc réajusté notre méthode d’entretien. Nous ne commencions plus par : « Tu es un jeune en rupture comment te débrouilles-tu ? » mais on partait tout d’abord de ses centres d’intérêt, du quartier en général et au fil de la discussion, nous arrivions à discuter de leurs difficultés.

Cette prise de conscience a été un grand tournant pour le déroulement de notre enquête. Je me sentais d’avantage à l’aise lors des entretiens et c’était beaucoup plus facile d’aborder des sujets qui intéressaient réellement le jeune.

Le groupe de travail…

Il n’est jamais simple de travailler avec des personnes que l’on ne connaît pas. Cela dit, je tire un bilan positif de l’expérience vécue avec mes collègues d’OASIS. En effet, chacun a su prendre ses responsabilités, a participé activement, a donné ses idées, s’est investi. Tout au long de cette aventure, le sourire et la bonne humeur était de la partie. La dynamique de groupe était agréable et une véritable amitié s’est liée entre nous durant ces trois mois. C’est d’ailleurs étrange de penser que dans quelques jours, nous ne nous reverrons certainement plus pour la plupart. Je profite de cet espace pour les remercier de ces bons moments passés et de l’énorme travail que chacun a fourni pour mener à bien notre projet.

Mes apprentissages…

Ce module a été riche en expérience et en émotion. J’ai appris ce qu’était une démarche de recherche, les méthodes pour y parvenir et tout le travail que cela représente. Cet outil me sera particulièrement utile pour mon mémoire. J’ai découvert que même avec peu d’information, on peut déjà effectuer un petit bout d’analyse, ce que notre groupe a fait.

Mon groupe et moi avons pu donner la parole aux jeunes et j’ai pu voir que pour la plupart, l’idée que quelqu’un s’intéresse à eux leur fait plutôt plaisir. Les difficultés rencontrées m’ont amenée à me remettre en question et me repositionner. Même un travailleur social n’est pas à l’abri de préjugés. J’ai pris conscience d’une réalité que certains jeunes vivaient et je n’ai pu que constater que le système se retrouve bien dépourvu face à ces situations.

J’ai rencontré de nombreux professionnels avec qui j’ai pu avoir des échanges plus qu’enrichissants. Toutes ces personnes côtoyaient au quotidien des jeunes pour qui les choses allaient plus ou moins bien. Elles ont pu nous donner plusieurs pistes qui m’ont non seulement servies pour ce travail mais qui me serviront également tout au long de mon parcours professionnel.

 
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