Accueil du siteAvanchets : La parole des nouveaux habitantsDigestifs : "Synthèses personnelles"Kristina
Synthèse personnelle de Kristina

Introduction

Dans le cadre du module OASIS, 5ème semestre de notre formation HES sociale, j’ai été motivé par le thème « citoyenneté agressée » à Genève. La description du module m’a plu. De plus, j’ai quelques amis à Genève qui peuvent m’héberger, ma décision était prise, Genève était mon premier choix. Arrivée en classe composée de quarante élèves, je me suis demandé dans quoi je me lançais… Deux groupes de vingt élèves travailleront à Avanchets et à Onex.

Les cours OASIS

Je me réjouissais de commencer ce module. J’avais hâte de savoir comment cela se passait ailleurs, les professeurs nous ont encouragé à choisir un module à l’extérieur de notre site, chose que j’ai appliqué à la lettre, je me suis vraiment concentré sur un thème qui m’intéressait et ça tombait bien, car c’était à Genève. Depuis le premier cours, j’ai été séduite par les professeurs, la manière de travailler, le programme et la pertinence du projet. A Sierre, nous avions beaucoup de cours ex-cathedra et souvent nous étions les 100 ou les 80 élèves, les travaux de groupes m’ont toujours plus apportés. De nature timide, je m’exprime et interagis plus facilement en plus petit comité. Et puis à Genève, enfin, on nous proposait un projet mêlé de pratique et de théorie, le fait d’aller sur le terrain m’a enchanté. Aujourd’hui ma seule crainte a été de ne pas disposer d’assez de temps et ma seule frustration est de ne pas avoir pu travailler plus longtemps sur le projet. Mais comme je l’ai appris à mon précédent stage, le temps est un allié et pour l’instant, mon groupe et moi avons très bien su tenir nos objectifs et nos échéances ont été respectées.

Le groupe

Les premiers contacts que j’ai eu en classe étaient avec : Vanessa Fimmano (son), Caroline Surdez (croquis), Sevim Ejder (webmaster) et Romain Béguelin (son). Ce qui a clairement facilité la formation du groupe. Bon choix car tout a fonctionné. Durant le module C4, lors du premier semestre, nous avons étudié « la communication » et notamment la répartition dans un « groupe », les leaders en particulier, il se trouve que dans notre groupe, chaque rôle s’est défini tout naturellement. Chaque échange fut bien fructueux et chaque échéance a été respectée. L’entente est bonne, ce qui crée un climat de travail agréable.

Avanchets

Je n’ai pas franchement eu d’apriori sur le quartier d’Avanchets. Je n’ai pas le sentiment d’insécurité quand je m’y promène, sûrement parce que je ne fréquente pas le quartier, mais d’après les dires des habitants et des travailleurs sociaux, il n’y a pas vraiment de quoi se sentir en « danger ». Il faut dire que je n’ai jamais vraiment été sensible aux médias et aux rumeurs, car si j’en crois les personnes interrogées, ce sont les reportages et les médias qui ont sali l’image d’Avanchets. Cela dit, en contradiction, je pense que les rumeurs sont nées de quelque chose de fondé, si on avait eu plus de temps sur le terrain, je pense que c’est une question que j’aurais aimé approfondir et étudier. Cela dit, je ne choisirais certainement pas un quartier comme les Avanchets pour habiter, car l’architecture ne me convient pas, je n’aime pas beaucoup les blocs de maison, je préfère le style ancien et plus petit.

La thématique

Chacun de nous a été intéressé par la question « des étrangers ». Comment tant de nationalités différentes font pour « cohabiter » ensemble ? Est-ce que ce mélange pluriculturel amène un plus à la cité ? Est-ce que au contraire cela pose problème ? Toutes ces questions qui nous ont interpellées, le thème qui s’est le plus rapproché de nos idées était celui de l’interculturalité. Après discussion, nous nous sommes posés deux questions :

Comment se passe la vie communautaire dans la cité ? Comment sont définies les normes sociales dans la cité ? Au fur et à mesure de nos rencontres, nous avons établi un plan et nous avons choisi de travailler avec des familles arrivées dans le quartier depuis les années 1990. C’est dans ces années qu’une vague d’étrangers de l’ex-Yougoslavie sont arrivés en Suisse et notamment dans le quartier d’Avanchets.

Les interviews

Par le réseau de l’école, nous avons réussi à obtenir des contacts et ainsi établir un lien avec des familles puis les interviewer. Après 5 interviews, nous nous sommes centrés sur la retranscription et l’analyse, des thèmes tels l’intégration, la sécurité ou encore la place des jeunes nous guideront dans nos recherches. Mais très vite, nous avons constaté que les personnes interrogées étaient des femmes, alors une 6ème interview est venue s’ajouter à notre travail, un homme. Toutes les interviews ont été intéressantes à réaliser et les réponses sont tout autant constructives, même si souvent contradictoires… Pour anecdote, une dame a raconté à Vanessa se sentir totalement en sécurité, mais quand son fils a raccompagné ma camarade à son arrêt de bus, il avait un pistolet à bille sur lui, pour se protéger au cas ou. Une autre nous a raconté être en parfaite sécurité dans le quartier également, malgré les deux meurtres qu’il y a eu il y a peu. J’aimerais poursuivre ce travail plus longuement afin de vérifier certain propos, le long terme me permettrait de sentir plus réellement l’atmosphère du quartier et non pas me baser que sur des propos qui ne sont évidement pas exhaustifs. Sur les six interviews réalisées, une seule se distingue seulement des autres, les cinq autres se ressemblent beaucoup. Je ressens ce résultat comme une frustration. Il nous faudrait réaliser vingt autres interviews pour pouvoir en tirer des analyses plus pertinentes. Je prends ce travail comme une démarche intéressante et enrichissante, j’apprends constamment depuis le début du module, malgré l’envie d’aller plus loin.

Globalement le fonctionnement du module me plait, il sort du cadre habituel. L’expérience de changement de professeur et d’école est enrichissante.

 
Articles de cette rubrique
  1. Synthèse personnelle de Kristina
    6 janvier 2009