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Synthèse personnelle de Sarah

J’ai choisi de suivre ce module pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il avait comme thématique les jeunes et la place qu’ils occupent et, étant donné que j’envisage de travailler avec cette population par la suite, j’ai pensé que cela allait très certainement m’intéresser et me permettre d’approfondir mes connaissances. En effet, durant mes deux premières années de formation, je n’ai pas eu beaucoup de cours sur la jeunesse et ce qui s’y rapporte.

D’autre part, ce qui m’a aussi motivée à choisir cet OASIS, c’est le travail qui était prévu sur le terrain. Le lien avec celui-ci me paraît primordial pour mieux comprendre la théorie, alors je me suis dit que c’était une occasion, différente des stages, pour mettre en rapport les éléments théoriques et la pratique.

Puis, j’avais très envie de venir à Genève car c’est une ville que j’aime bien, qui a une image cosmopolite et ouverte. D’autre part, cela allait me permettre de connaître un peu le réseau social d’un autre canton, ainsi que l’état d’esprit et la manière de faire de l’école de cette ville.

En arrivant, j’étais un peu stressée car je ne savais pas trop ce qui m’attendait et je ne connaissais personne. Cependant, lorsque M.Wicht et ses collègues nous ont présenté le module, j’étais vraiment enthousiaste : les cours théoriques avaient l’air très intéressants et diversifiés, puis on allait passer beaucoup de temps sur le terrain. De plus, j’ai rapidement fait connaissance avec des personnes très sympas. Cela aussi grâce aux professeurs qui ont entamé le module de manière à mélanger les gens et à créer le contact. La manière de procéder a été directement très interactive et cela m’a beaucoup plu.

La classe, pour les enquêtes de terrain, a été divisée en deux afin d’investir les quartiers d’Onex et des Avanchets. De manière aléatoire, j’ai été désignée pour le second lieu. Cela m’a très bien convenu car j’avais déjà entendu parler de ce quartier, autant en termes positifs que négatifs, et j’avais bien envie de m’en faire ma propre idée.

Ayant déjà des affinités avec deux personnes du groupe des Avanchets, nous nous étions arrangés pour suivre chacun un atelier différent, afin de pouvoir ensuite constituer ensemble un groupe d’enquête. En effet, pour former celui-ci, il fallait qu’il y ait un webmaster, un photographe, un croqueur et un preneur de son. Pour ma part, j’ai choisi de suivre l’atelier photo. Ma démarche par rapport à celui-ci se trouve dans un document annexe. Cependant, je peux dire que cet atelier m’a beaucoup plu et que j’en ai tiré des choses enrichissantes.

Au final, nous nous sommes retrouvés être un groupe de six. En effet, nous avions choisi des sujets qui pouvaient être liés les uns aux autres, et, d’autre part, il ne restait plus qu’une personne inscrite à l’atelier web. Puisque ce poste était obligatoire, nous nous sommes réunis et avons choisi une thématique commune.

Au départ, j’étais un peu inquiète que l’on soit autant. En effet, pour ma part, je ne trouve pas toujours évident de travailler de cette façon. Alors, il me semblait que plus nous étions, et plus il allait être difficile de concilier nos idées, nos envies, ou encore nos façons de faire. Cependant, dès le départ, je crois que nous avons su nous écouter et satisfaire chacun. En tous les cas, pour ma part, je n’ai eu aucune peine à trouver ma place et à me sentir à l’aise.

Il est vrai que nous n’étions pas très organisés, c’est-à-dire pas de plan, pas d’échéancier, pas d’attribution fixe des tâches, et que cela ne me correspondait pas tellement. Cependant, j’ai pu exprimer mon ressenti à plusieurs reprises, et j’ai pu alors constater que c’était simplement une manière de procéder différente, mais que cela n’empêchait pas d’avancer. Cela m’a permis de prendre conscience que le travail d’équipe nécessitait non seulement de discuter et de se dire les choses, mais aussi d’avoir une certaine confiance en ses collègues.

J’ai donc fait connaissance avec des personnes qui venaient de différents endroits, de divers milieux et qui ne voyaient pas toujours tous les choses de la même manière, mais avec qui j’ai réussi à très bien m’entendre. J’ai vraiment apprécié les grandes discussions que l’on a pu avoir et ils m’ont permis de voir certaines réalités d’un autre oeil.

En ce qui concerne l’enquête, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir. Puis, elle m’a également appris beaucoup. Tout d’abord, la thématique que nous avions choisie m’intéressait parce qu’elle nous touchait directement. En effet, les membres de notre groupe se trouvaient avoir la même tranche d’âge que les sujets de notre recherche. De plus, à l’heure actuelle, on parle beaucoup des jeunes et des difficultés qu’ils rencontrent, que cela soit au niveau professionnel, du logement, de la famille ou autres. J’avais envie de savoir si c’était plus dur pour ceux de ce quartier-là que pour ceux qui vivent ailleurs. Et, au final, j’ai été contente de rencontrer des jeunes gens qui avaient l’air plutôt bien dans leur peau et bien insérés. Même si leurs vies n’étaient pas toujours parfaites, ils trouvaient des moyens de les rendre meilleures et préféraient regarder devant eux plutôt que de se plaindre de ce qu’ils pouvaient traverser. J’ai été surprise de ce que l’on a découvert et cela m’a démontré que même les travailleurs sociaux pouvaient avoir des préjugés. J’ai alors constaté l’importance de faire un état des lieux des besoins des gens ainsi que des réseaux mis en place avant d’entamer une action.

Cette enquête a été aussi, je pense, un bon "entraînement" pour ce qui est du travail de bachelor. En effet, j’ai pu voir comment récolter des données, préparer et mener un entretien, puis comment utiliser ces diverses informations. J’ai aussi constaté qu’il y avait des manières d’aborder les gens et appris qu’il fallait parfois le faire de manière différente suivant la personne que l’on avait en face de nous. En effet, cette enquête m’a montré l’importance d’utiliser des termes appropriés et un positionnement adéquat. Je me suis rendue compte qu’il pouvait y avoir des obstacles auxquels on n’avait pas pensé, mais qu’alors il fallait prendre du recul et réfléchir à comment aborder la problématique sous un angle différent. Par rapport à cela, il est vrai que j’ai vu à quel point la vision de quelqu’un d’extérieur pouvait être utile. En effet, les discussions que l’on a eues avec M.Wicht nous ont aidé à réaliser les erreurs que nous avions faites.

Sur la fin du module, je me suis fait un peu de souci car, bien que je sois consciente du travail que nous avions réalisé, je ne voyais pas concrètement ce que cela allait donner. De plus, j’avais l’impression d’être la plus inquiète de tous et cela m’empêchait un peu d’en parler aux autres. Donc, lorsque M.Wicht nous a rencontré et nous a en quelques sortes "mis les points sur les i", j’en ai été un peu frustrée car je trouvais cela injuste, vu les efforts fournis, mais en même temps, j’ai été soulagée de constater que cela a fait avancer les choses. En effet, ça a permis de rendre notre enquête plus visible et cela m’a réconfortée.

En conclusion, ce module a été pour moi vraiment riche : en rencontres, en connaissances et en émotions. Je suis contente d’avoir mené cette enquête et je dois avouer que j’aurais volontiers poursuivi les recherches car il me semble que l’on aurait pu en retirer encore beaucoup.

 
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