Accueil du siteAvanchets : Les jeunes adultesMine de rien...l’art sert de lien !
Atelier photo : Iliana s’exprime...

Lors de ce module j’ai choisi l’atelier photo. D’une part parce que j’ai pu connaître, à travers d’autres ateliers scolaires, le développement et la prise de vue, d’autre part, parce que je trouve que la photo permet de percevoir et/ou de mettre en avant des éléments observés qui nous ont touchés et/ou qui ont été inattendus lors de notre étude de terrain. La photo est, selon moi, un outil extrêmement intéressant mais néanmoins très complexe.

Lors de cette démarche, nous avons dû faire un travail d’immersion et d’approche auprès de la population du quartier d’étude. Cela n’a pas été facile. Je pense que créer une relation de confiance en aussi peu de temps n’est pas évidente. C’est à ce moment là que la photo devient un outil complexe. Pour ne parler que de mon groupe, les jeunes qui ont intéressé notre étude sont des jeunes adultes. Ils ne sont pas souvent accessibles, d’une part parce qu’ils ne comprennent pas toujours très bien le but de notre travail, d’autre part parce qu’ils ne sont pas volontaires et/ou ouverts à la photographie. Est-ce par crainte, par pudeur ? Quoi qu’il en soit, c’est compréhensible, mais cela ne rend pas la tâche évidente.

J’ai trouvé dommage de ne pas pouvoir mettre en avant « une idée artistique », tenant compte des différentes difficultés que j’ai déjà fortement évoquées. De ce fait, j’ai du me contenter de moments où les jeunes se sentaient près. Bien souvent, ces conditions n’ont pas été très confortables. Malgré cela, des clichés intéressants ont pu être développés, mais parfois ils n’ont pas retenu l’attention que je voulais.

Je souhaiterai mettre en avant une insatisfaction personnelle quant au choix des photos. Il est vrai que nous avons reçu une consigne. Nous nous sommes également coordonnés avec l’enseignant sur les idées de prises de vue. Toutefois, nous avons été confronté à une réalité de terrain que j’aurai aimée pouvoir exploiter. Soit pour illustrer nos difficultés, soit pour montrer tout simplement notre démarche.

Le choix de l’appareil m’a laissée un peu perplexe. Il a été plutôt difficile de se faire prendre au sérieux avec un tel outil. Comme j’ai pu l’évoquer, la démarche en soi n’est pas simple, mais avec un appareil jetable encore moins. Nous n’avons pas pu réaliser notre travail comme nous le souhaitions. De plus, la qualité de ce matériel a rendu, au développement, passablement d’échecs (photos floues, toutes noires, des reflets,…).

J’ai le sentiment d’être plutôt négative quant à mon choix d’atelier en écrivant cette synthèse. Mais si c’était à refaire, j’opterai pour le même choix. Toutefois, j’aurais pris d’autres précautions, comme utiliser un appareil personnel en plus des jetables. Cela m’aurait permis d’assurer un certain nombre de clichés. J’aurais aimé d’avantage de temps pour développer mes attentes et celle de l’enseignant. Je pense que l’idée de départ est extrêmement intéressante et peut avoir des résultats étonnants, mais il faut disposer de suffisamment de temps.

Je tiens à souligner l’importance que je donne aux permanences que l’enseignant a mises à notre disposition pour évoquer et/ou mettre en place d’autre dispositif d’action. Cela nous a permis de nous ressaisir lorsque nous étions bloqués à mi chemin, ou lors de moments inconfortables suite à un éventuel échec. C’est important pour moi de souligner tous ces moyens que l’on nous a mis à disposition. Pendant des mois d’étude sur le terrain, il est important de pouvoir se sentir soutenu et écouté lors de moments de doute, d’incompréhension, de blocage. C’est grâce à cela que nous pouvons avancer.