Atelier web : Adele et Christophe
dimanche 4 janvier 2009
par Adele

Commentaire de la démarche « webmaster »

Réalisé par Adele Colombo et Christophe Ioset

Nous avons choisi de faire cet atelier d’une part car nous étions curieux de découvrir ce nouvel univers que nous connaissions à peine, si ce n’est quelques notions de base. En effet, nous hésitions avec l’atelier photo mais comme il était très prisé et que nous avions déjà quelques connaissances dans le domaine photographique, nous avons préféré nous engager dans ce monde de l’informatique. D’autre part, c’était celui où il restait le plus de place.

Les débuts ont été pénibles !! C’était comme d’assister à un cours dans une langue inconnue ; on nageait. Nous ne comprenions rien au jargon informatique. Mais qu’est qu’un serveur ? Un logiciel ? L’open source ? Puis, quand nous avons commencé à reprendre pied, on s’est assez vite rendu compte de la masse de travail qu’il y avait à faire et nous avons amèrement regretté d’avoir choisi cet atelier. Mais il a bien fallu qu’on s’y fasse.

Nous avons commencé à se mettre au travail, hantés par le stress et poursuivis par la démotivation. En plus de ne rien comprendre au vocabulaire, il fallait tenter d’emmagasiner les marches à suivre pour les différentes opérations comme redimensionner et cadrer une photo, créer un logo, apprendre les codes à mettre pour insérer les puces, les écritures en gras ou en italique, mettre des liens hypertexte…

De plus, il y avait presque à chaque cours des problèmes techniques. Un jour, nous ne pouvions plus accéder au site. Une autre fois, certaines options ne fonctionnaient pas et nous passions parfois des leçons entières à attendre que Luca tente de résoudre le tout. Alors que notre patience s’émiettait au fur et à mesure, étant donné que nous ne pouvions que constater le temps que nous perdions, celle de Luca restait inébranlable.

Il y avait également le fait que nous ne voyions pas concrètement de quoi aurait l’air le site car on ne travaillait qu’avec du matériel prévu pour les exercices (photos de chats, brouillons d’entretiens…) vu que nous étions au début de notre module. Nous n’avions donc pas encore de documents à insérer. Bref c’était le flou total !!! Ensuite, lorsque nous avons vu la base du site, nous étions déçus car il était vide et peu attrayant. En voyant les sites des années précédentes, bien mis en forme, jolis, attractifs, nous avons encore une fois été mis devant le fait qu’il y avait encore beaucoup de travail.

Pauvre Luca ! Nous étions désespérés et de mauvaise humeur et le lui avons fait sentir. Mais lui restait patient, calme et à l’écoute de nos protestations. Il tentait de résoudre les problèmes les uns après les autres, nous encourageait et nous redonnait de la motivation. Il restait toujours souriant malgré les nombreux bugs. Nous pensons que c’est beaucoup grâce à lui que nous avons pris goût à la création d’un site internet.

Puis lorsque nous avons eu du matériel de notre enquête, nous avons commencé à visualiser plus clairement les possibilités sur SPIP (et les contraintes..) et de quoi aurait l’air le site. C’est à ce moment que nous avons commencé à apprécier réellement cet atelier. Quel plaisir de voir d’un côté une page pleine de codes (en partie privée) et de l’autre (en partie publique) prendre forme un texte avec une belle mise en page, des puces, des notes en bas de page, des photos aux bons endroits, des liens hypertextes, un tableau… Ça nous a fait penser au développement de photos ; lorsque l’on agrandit une photo sur du papier, le papier reste blanc jusqu’à ce qu’on le passe dans les différents bacs de produits (révélateur et fixateur), on ne sait pas encore ce que ça va donner. Quelle surprise et quelle joie lorsque, dans le bac de révélateur, la photo apparaît peu à peu sur le papier, comme par miracle.

C’est aussi à ce moment là que nous avons commencé à être autonomes. Nous avions les lundis après-midis sans Luca pour travailler sur le web. Nous nous sommes rendus compte que nous savions réaliser un site internet. Ce sont des compétences utiles, surtout à notre époque. C’est aussi en montrant le site à nos collègues que nous avons pris conscience de nos acquis techniques.

A la fin de cet atelier, nous avons découvert comme il est passionnant de pouvoir créer un site internet et aurions aimé avoir encore plus de temps pour exploiter tous ces outils, créer des logos, faire d’autres tableaux…mais nous avons d’abord dû nous concentrer sur l’essentiel, à savoir, mettre les différents textes online pour nous consacrer ensuite au côté plus artistique.

Conclusions personnelles

  • Adele :

Je n’ai pas ressenti autant de découragement que mon collègue durant cet atelier car j’ai eu pas mal de chance ; avec mon login et mon mot de passe, je ne rencontrais aucune difficulté à entrer dans le site et à utiliser les différentes fonctionnalités.

J’ai eu un réel plaisir à apprendre à créer un site et me suis rendue compte qu’il y a un côté artistique que j’ignorais jusqu’alors et auquel j’ai pris goût. Il y a un autre aspect que je trouve assez agréable, moi qui ne connaissais que très peu ce domaine ; quand on dit à un ordinateur ce qu’on veut, il l’effectue. Si on met correctement les codes pour les différentes mises en forme que l’on souhaite, l’ordinateur fait la mise en page. C’est simple ! Mais en même temps si on oublie une accolade, un crochet ou une barre oblique, on se retrouve avec une mise en page qui n’est pas du tout celle qu’on avait prévue… et là il s’agit de retrouver la faille en parcourant tout le texte afin de découvrir son oubli. C’est parfois rageant mais au moins c’est logique, si quelque chose n’apparaît pas comme on l’attend, c’est qu’on a forcément oublié un code et même si ça prend du temps, c’est facile de le retrouver.

D’autre part, à la fin de ce module, je retire une certaine fierté d’avoir acquis des notions dans la création d’un site internet. En effet j’ai toujours considéré l’informatique comme quelque chose de compliqué et d’inaccessible. Là, je réalise que c’est un outil précieux, utile et maîtrisable. Rien que l’utilisation de Xnview m’est déjà un peu plus familière : recadrer, agrandir et redimensionner une photo par exemple. Ce sont des fonctionnalités que j’utilise régulièrement depuis que je les ai apprises. De plus, je ne pense pas que j’aurais eu l’occasion d’apprendre ces notions à d’autres occasions.

Pour finir, le fait d’être une des webmasters du groupe d’enquête m’a permis d’avoir une vision globale de la finalité du travail à effectuer.

  • Christophe :

J’avais déjà fait un peu de programmation dans ma "jeunesse" mais je ne me souvenais plus à quel point c’était intéressant ! En fait c’est une danse continuelle qui virevolte entre l’énervement, voir le découragement d’une ligne de code oubliée et la fierté d’un résultat qui marche grâce à cette agglomérat de texte informatique…Même si les nombreux ennuis techniques on légèrement affectés ma patience, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir dans cet atelier lorsque nos outils marchaient.

Être plongé dans cette univers de l’informatique permet de mieux comprendre le monde virtuel dans lequel on a tendance à vivre ces dernières années et de voir qu’un site internet quel qu’il soit, est une accumulation d’heures de travail. Ce fut très intéressant de relever ce défis qui n’était pas gagné d’avance et de faire l’acquisition de nouvelles connaissances qui me seront d’une grande utilité dans la suite de mon parcours professionnel et personnel.

Mon dernier mot sera pour notre professeur, Luca. Merci pour sa patience et son don de motiver les gens alors qu’ils sont au bord de l’énervement et du découragement.